Question orale à la Ministre de l'Intérieur concernant Le nombre de contaminations au coronavirus au sein de la police intégrée

10/11/2020

Vanessa MATZ (cdH): Comme nous venons de le rappeler, le nombre de cas de coronavirus ne cesse d’augmenter au sein de la police intégrée. Au 19 octobre 2020, 557 agents de police étaient en quarantaine, dont une bonne moitié pour cause de COVID et le reste ayant été en contact avec une personne contaminée. Cependant, le porte-parole de la police fédérale a déclaré la semaine suivante que "les chiffres ne sont que très partiels et incomplets. Au cours de la semaine dernière", (celle qui suit celle du 19 octobre 2020) "les quarantaines ont presque doublé". Le taux d’absentéisme du personnel de certaines zones de police est à la hausse à cause du corona. La zone de police Midi (Anderlecht, Forest et Saint-Gilles) rapporte qu’entre 10 à 15 % du personnel de la zone est positif au coronavirus. Madame la ministre, quel est l’état de la situation? Pourriez-vous indiquer le pourcentage actuel de policiers absents (pour maladie ou à la suite de contact avec des personnes infectées) au sein de la police? Comment comptez-vous contrôler les mesures corona si les policiers eux-mêmes sont absents? Vous aviez demandé au gouvernement d’administrer des tests pour le coronavirus aux agents. Qu’en est-il? Les tests ont-ils été distribués à la police fédérale et aux zones de police? De quel type de tests s’agit-il? Outre les tests et les mesures de distanciation, des mesures supplémentaires sont-elles prévues?

Ministre Annelies Verlinden : Madame Matz, la situation de la police intégrée en date du 6 novembre est la suivante. Comme je l'ai déjà expliqué, on dénombre 1 326 collaborateurs absents, parmi lesquels 770 en maladie et 556 en quarantaine. Les taux de policiers malades par composante se répartissent comme suit: 7,67 % pour la police intégrée et 6,72 % pour la police fédérale. Je vous précise à nouveau qu'au cours de la première vague, le Centre de Crise s'est déjà livré à un exercice visant à identifier les métiers essentiels et critiques. Ni la police fédérale ni la police locale n'ont acheté de tests. La stratégie de testing est que le membre du personnel qui a entretenu un contact étroit doit être testé. Nous envoyons les membres du personnel vers un centre dans lequel ils bénéficient d'un test PCR. Les mesures supplémentaires prévues et déjà d'application sont: le port du masque, des gants, des lunettes de protection et d'écrans faciaux, l'utilisation de savons et de gels hydroalcooliques, la combinaison de toutes ces mesures, des kits COVID-19 comprenant marqueurs, gants, surchaussures, masques FFP2, combinaisons de protection, gels et sacs poubelles. Font aussi partie de ces mesures supplémentaires : les panneaux de plexiglas, des affiches de sensibilisation et des notes de services, les marquages pour les murs et les sols, le rappel des gestes barrières et la désinfection du matériel utilisé.

Vanessa MATZ (cdH) : A propos des cas de COVID-19 au sein de la police, vous m'avez apporté tous les éléments nécessaires. Vous avez mentionné un chiffre de l'ordre de 3 % de personnel absent - soit parce qu'il est contaminé, soit parce qu'il est en quarantaine. Vous mesurez l'ampleur de cette inquiétude au sein des services de police, en optant pour différentes solutions de remplacement. On n'évitera pas non plus - cela figurera sans doute dans votre note de politique générale - la question du recrutement. Il est notoire que la police travaille à flux tendu. Dès lors qu'on lui retire 3 % de son personnel, qui doit remplir des missions complémentaires telles que la surveillance de l'application des règles de confinement, on aboutit à une police qui est complètement dépassée. Elle l'était déjà avant la crise du COVID-19; elle l'est davantage à présent. De plus, avec la menace terroriste qui pèse sur d'autres États européens et qui nous inquiète également, l'activité se retrouve plus qu'en flux tendu. Pour ces raisons, j'espère que vous pourrez vous consacrer très rapidement à la question du recrutement du personnel, puisqu'elle constitue une défaillance grave, en particulier parce que le gouvernement précédent a réduit drastiquement les effectifs. Or nous ne parvenons pas à rattraper ce retard. Selon moi, cette question reste une des plus importantes en ce qui concerne les services de police.

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