Question à Monsieur Didier Reynders, Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères, sur le regain de tension au Haut-Karabakh

19/10/2015

Monsieur le Président, Monsieur le Ministre, Chers Collègues,

Depuis la mi-septembre, on assiste malheureusement à un regain de tension sur la ligne de front entre l’Arménie, l’Azerbaïdjan et le Haut-Karabakh. Ce n’est malheureusement pas la première fois que de tels « accrochages » (incluant souvent des pertes civiles) se produisent dans le cadre de ce qui est généralement considéré néanmoins comme étant un « conflit gelé » en Europe depuis l’instauration d’un fragile cessez-le-feu en 1994. Cette fois-ci cependant, les bombardements ont été plus violents, tuant plusieurs soldats arméniens comme azerbaïdjanais, mais tuant aussi plusieurs civils arméniens. Répliques et contre-répliques se sont hélas multipliées.

Ces violations du cessez-le-feu semblent d’ailleurs s’être intensifiées à l’approche et durant les réunions du Groupe de Minsk de l’OSCE (qui tente de négocier une résolution finale du conflit), alors que les ministres des Affaires étrangères de l’Arménie et de l’Azerbaïdjan étaient à New-York les 24 et 25 septembre derniers, dans le cadre de l’Assemblée générale de l’ONU.

Monsieur le Ministre, quel est aujourd’hui l’état des lieux sur le terrain ? Combien de victimes doit-on déplorer lors de ces derniers accrochages ? Depuis lors, la tension a-t-elle pu redescendre quelque peu ? Quel est aussi l’état actuel des négociations menées par l’OSCE entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan ? Après plus de vingt ans d’un fort relatif cessez-le-feu, peut-on espérer malgré tout qu’on parvienne à court ou moyen terme à une résolution du conflit ? Des signaux positifs existent-ils selon vous ? Quels sont les blocages actuels ?

Le 26 septembre dernier, le Groupe de Minsk a proposé un mécanisme d’investigation des violations du cessez-le-feu, mais celui-ci –accepté par l’Arménie– a malheureusement été refusé par l’Azerbaïdjan. Un tel mécanisme aurait pourtant pu mettre fin aux continuelles accusations réciproques. Comment les autorités azerbaïdjanaises justifient-elles leur refus d’un mécanisme neutre comme celui-ci ?

Je rappelle enfin que, de novembre 2014 à mai 2015, la Belgique a présidé le Comité des Ministres du Conseil de l’Europe. Dans le cadre de cette présidence, vous vous êtes vous-même rendu en avril dernier en Arménie et en Azerbaïdjan. Quelles actions avez-vous pu entreprendre sur place afin d’assurer un meilleur respect du cessez-le-feu mais aussi pour soutenir les initiatives en faveur d’un accord de paix définitif, en particulier dans le cadre de ces négociations menées par l’OSCE ?

Je vous remercie d’avance, Monsieur le Ministre, pour vos réponses et vos précisions.

Pour obtenir la réponse du Ministre

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