Question d'actualité au vice-premier ministre sur "le conflit social chez bpost"

08/11/2018

Vanessa Matz (cdH): Monsieur le ministre, le personnel, ces dernières années, confiant dans l'intérêt que bpost leur offre à terme, a accepté l'augmentation de la charge de travail due à la baisse d'effectifs puis à son augmentation trop lente face à l'explosion de la charge de travail. Ensuite viennent le rachat de Radial, des résultats financiers moins bons que prévu, une chute dramatique des cours de la bourse. Pour sauver les meubles vis-à-vis des investisseurs, bpost lance un plan social et se sépare de 400 à 500 collaborateurs.

Cette première rompt la confiance et sert de catalyseur pour tout le malaise accumulé à cause de la pression sur le travail. Les employés en ont marre de ne pas pouvoir prendre des jours de récupération, de ne pas pouvoir se faire remplacer lors d'absences ou de devoir rattraper ce qu'ils n'ont pu faire. Ils en ont marre d'être en sous-effectif. 

S'ils ont supporté tout cela pendant un temps, la confiance est maintenant rompue: 90 à 95 % des employés participent à la grève. C'est un message très clair: le problème est général. Il y a quelques minutes, vous déclariez à la presse qu'il ne fallait surtout pas envenimer le conflit. Vous vous adressiez aux syndicats, mais aussi à la direction. Je pense que vous devez faire plus que cela, monsieur le ministre, parce que vous portez une responsabilité dans les grèves qui ont lieu maintenant. En effet, en mai dernier, Mme Fonck avait demandé l'envoi d'un conciliateur social car il y avait déjà une tension sociale à l'époque. Vous n'en avez rien fait. 

De plus, comme actionnaire principal de bpost, vous allez racler les fonds de tiroir en prenant un dividende égal à celui de l'année dernière, alors que les résultats sont bien moins bons. Aucun membre de l'entreprise ne comprend pourquoi cet argent n'est pas investi dans l'entreprise pour soulager le personnel de ses nombreuses tâches. 

Monsieur le ministre, qu'avez-vous fait pour rétablir la confiance? Vous ne pouvez pas rester au balcon. Qu'en est-il de l'envoi – rapide – d'un conciliateur social? Pourquoi l'État prélève-t-il un dividende égal à l'année dernière alors que les chiffres sont très mauvais? 

03.16 Minister Alexander De Croo: Mijnheer de voorzitter, collega's, zoals u weet, hecht ik veel belang aan het feit dat onze overheidsbedrijven, en in het bijzonder bpost, onafhankelijk kunnen werken. Het is niet aan de politiek om een postbedrijf te besturen. Als ik sommigen van u hoor, zou dat niet heel lang overleven.

Ik heb deze middag samengezeten met de bonden en de directie omdat het belangrijk is dat ik luister naar wat de problemen op het terrein zijn. Nadat ik naar hen heb geluisterd, heb ik hun twee boodschappen meegegeven.

En premier lieu, j'ai dit que je comprenais les difficultés sur le terrain. Il est évident que des problèmes de charge de travail se posent. Ceux-ci trouvent leur origine dans le manque de personnel. Bpost rencontre beaucoup de difficultés pour recruter du personnel, surtout dans la région de Bruxelles, à la côte et à Anvers.

J'ai clairement dit à la direction de bpost qu'il fallait consentir des efforts additionnels pour le recrutement de travailleurs supplémentaires. Le manque de personnel a un impact sur la qualité du service et sur la façon de travailler, à savoir souvent dans des conditions qui ne sont pas celles que l'on attend d'une entreprise comme bpost.

 

Ik heb ook aan beide gezegd dat men wel moet kijken naar de bredere context: die van een bedrijf in een markt die heel snel aan het veranderen is. Wij versturen allemaal samen veel minder brieven en we ontvangen veel meer pakjes. Het voorbije kwartaal is de groei van het aantal pakjes met 25 % gestegen. De burgers en de vele klanten verwachten een goede dienstverlening van een bedrijf als bpost. Hiervoor de ogen sluiten zou betekenen dat we het bedrijf een vogel voor de kat verklaren. Ik zie niet in wie daarbij iets te winnen zou hebben.

Ces dernières années, bpost a effectué un beau parcours, basé sur le travail de tous les travailleurs, mais aussi sur de bonnes relations sociales. Je voulais souligner ce fait. Ces relations sociales étaient au cœur du fonctionnement de bpost. J'ai donc clairement demandé à la direction et à chacun autour de la table de renouer avec ces bonnes relations sociales.

En me basant sur ce que j'ai entendu, je pense que l'esprit autour de la table était plutôt positif.

J'espère que les personnes qui sont autour de cette table peuvent renouer avec ces bonnes relations et trouver des solutions à ces préoccupations qui sont pertinentes.

Ik besluit met een laatste boodschap die ik heb gegeven, met name om het conflict niet op de spits te drijven. Het conflict op de spits drijven, lost niets op. De mensen moeten rond de tafel zitten en praten met elkaar, maar niet staken. Het is maar door met elkaar te praten dat wij een oplossing zullen vinden, anders zullen er vele slachtoffers zijn: het bedrijf, alle medewerkers en uiteindelijk ook de maatschappij, die rekent op een bedrijf als bpost waarvan wij als overheid natuurlijk aandeelhouder zijn. Men moet opletten dat men de tak waarop men zit, niet doorzaagt. Het is in het belang van iedereen om samen oplossingen te vinden. Ik ga ervan uit dat de personen die vandaag rond de tafel zitten een oplossing kunnen vinden voor de problemen waar bpost vandaag mee wordt geconfronteerd. Ik hoop dat men praat en de staking zo snel mogelijk kan beëindigen.

03.19  Vanessa Matz (cdH): Monsieur le ministre, nous vous avons souvent reproché d'être au balcon dans ce dossier et de ne pas vous impliquer en tant que tel. Vous nous avez fait part de rencontres au cours desquelles vous avez essayé de rétablir la confiance. 

 

Je regrette infiniment que vous ne nous ayez pas dit un mot des raisons pour lesquelles l'État avait maintenu son niveau de dividendes alors que la situation est ce qu'elle est, et que les chiffres montrent des conditions très mauvaises. Vous n'en avez pas dit un mot; or c'est votre principal levier pour agir. Pourquoi ne pas retirer une partie des dividendes afin de les réinvestir dans les conditions de travail? Vous dites vous-même que ce secteur doit rester concurrentiel. On sait que la concurrence est très rude, notamment dans la délivrance des colis. Vous pourriez poser ce geste très fort et décider différemment pour les dividendes.

 

Bpost a été une success story économique et un exemple de concertation sociale. Nous vous demandons de préserver ces deux acquis.

 

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