Question d’actualité au Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Monsieur Jan Jambon, sur "le malaise et l'absentéisme au sein de la police"

18/10/2018

07.08  Vanessa Matz (cdH): Monsieur le ministre, nous avons déjà eu l'occasion hier d'évoquer cette question de la grogne au sein des services de police, lors d'une question en commission. Je me baserai sur les chiffres que vous avez fournis concernant le déficit, et je m'appuierai uniquement sur cette question qui me semble essentielle. Elle concerne la surcharge de travail et les différentes missions confiées à la police.

Comme on l'a dit, le déficit est de 2271 membres pour la police fédérale, et de 2228 pour la police locale. Cela fait grosso modo 4400 unités manquantes.

Lors de votre note de politique générale en 2018, j'ai épinglé deux phrases. Vous disiez: "Les efforts consentis en 2017 et 2018 feront en sorte que la capacité policière disponible reste identique." Vous ajoutiez: "Les efforts nécessaires ont été fournis pendant toute la durée de la législature afin de neutraliser le trajet d'économies sur les crédits en personnel". Vous confirmiez donc par ces deux phrases ce que nous disons depuis le début de cette législature, à savoir que les investissements ne font que rattraper les économies linéaires décidées par votre gouvernement à ses débuts. Or, les besoins exprimés partout au sein de la police, et des services de sécurité de manière plus large, témoignent non seulement de la nécessité de maintenir la capacité disponible, mais aussi et surtout de la renforcer.

Comment allez-vous faire pour "neutraliser", comme vous dites, ce trajet d'économies et pour augmenter la capacité policière? Les efforts qui n'ont pas été consentis en début de législature se font sentir maintenant et un rattrapage s'impose.

Par ailleurs, nous attendons depuis deux ans l'évaluation de la loi sur l'optimalisation des services de police. L'Open Vld, un partenaire de la majorité, l'a demandée à plusieurs reprises. Je demande vraiment que nous puissions formellement examiner le résultat de cette évaluation en commission de l'Intérieur. Quand êtes-vous disposé à le transmettre à la commission de l'Intérieur?

 

07.09 Minister Jan Jambon: Mijnheer de voorzitter, beste collega's, iedereen zal moeten toegeven dat de voorbije jaren, maanden, weken en dagen de werkdruk bij de politie en bij de veiligheidsdiensten in het algemeen zeer hoog is geweest. Iedereen is zich daarvan bewust en brengt het nodige respect op voor de politie- en veiligheidsdiensten. 

De sociale onrust die wij vandaag kennen, is gebaseerd op vier factoren. Ten eerste, het ziektekapitaal. Ten tweede, de capaciteit, zoals reeds door een aantal leden werd aangehaald. 

 

Ik zal deze vier punten elk afzonderlijk behandelen. 

 

Ten eerste, het ziektekapitaal. De regering heeft in juli een beslissing genomen over de hervorming van het stelsel van het ziektekapitaal, niet alleen voor het openbaar ambt, maar ook voor de verschillende korpsen. Dat zal worden doorgevoerd, ook in het politiekorps. Aan de vakbonden heb ik laten weten dat er inzake overgangsmaatregelen ruimte is voor overleg, om tot een vergelijk te komen. De onderhandelingen zijn gestart. 

 

Ten tweede, de capaciteit. Het deficit waarover wij nu spreken, duurt al lang. Drie jaar geleden zijn wij begonnen met de rekrutering van 1 600 politiemensen, vorig jaar waren dat er 1 400 en dit jaar 1 400. De volgende jaren zal dat tempo moeten worden aangehouden. Met 1 400 man zitten de politiescholen vol. Dat is dus de grootst mogelijke capaciteit. Deze inspanning zullen wij een tijdje moeten volhouden. 

Ik heb hier of in de commissie voor de Binnenlandse Zaken al een aantal keren uitleg gegeven over het zwakke punt, de rekrutering, de manier waarop er federaal werd gerekruteerd. Jaren geleden hebben wij KPMG daar een heel ingrijpende studie over laten maken, die door iedereen als waardevol wordt erkend. Nu implementeren wij dat stelselmatig. Een veranderingsproces heeft tijd nodig, dat gaat niet op een nachtje. Tegen het einde van het jaar zal het nieuw rekruteringsproces zijn aangepast en zullen er bijkomend budgetten zijn vrijgemaakt om het mogelijk te maken. Wij zullen permanent evalueren of het rekruteringsproces tot de gestelde doelstellingen leidt. Dat moet het capaciteitsprobleem oplossen. 

En ce qui concerne le salaire, je ne comprends vraiment pas le mécontentement des syndicats, étant donné qu'un accord a été conclu avec trois d'entre eux afin d'augmenter les salaires de nombreux policiers. Cet accord entrera en vigueur le 1er janvier 2019. Je ne comprends donc pas du tout ce mécontentement.

Je m'insurge contre la critique visant à dire que nous allons toucher aux inconvénients. C'est faux! Pour ceux qui ne le savent pas, les inconvénients, cela concerne les salaires liés aux prestations de week-end et aux heures supplémentaires. On ne touche pas à ces inconvénients. Ce régime est demeuré tel quel depuis la réforme de la police.

En ce qui concerne le dernier volet relatif à la violence contre la police, je pense que je peux parler au nom de tous ici, les parlementaires et la société. La violence contre les policiers est inacceptable. Nous devons tout faire pour aider les policiers et éviter cette violence. Je veux souligner que chaque suggestion des syndicats faite pour lutter contre cette violence a été implémentée ou est en train de l'être, dans le cadre de mes compétences mais aussi de celles de mon collègue Geens qui va renforcer la loi en matière de violence contre les policiers. Toutes les mesures sont soit en préparation, soit déjà entrées en vigueur. Mes portes sont ouvertes aux syndicats si le besoin de mesures additionnelles se fait sentir, parce que cette violence est inacceptable et que je veux tout faire pour lutter contre celle-ci. Je suis aux côtés des policiers et de leurs syndicats pour m'attaquer à ce phénomène.

Afin de mettre un terme à l'inquiétude qui règne dans les corps de police et qui est souvent basée sur de mauvaises informations, j'ai demandé au commissaire général de la police fédérale mais aussi à la police locale de distribuer une communication à tous les policiers pour rétablir la vérité et les informations correctes auprès des services. La distribution a déjà eu lieu.

Cette communication est faite aujourd'hui.

J'aborderai encore deux points, dont la situation pendant le sommet européen.

 

Het is puzzelwerk geweest, maar wij hadden op het terrein de capaciteit, nodig om de veiligheid te garanderen voor deze top en voor de Euraziëtop.  

 

Mijn deur staat altijd open. Hier werd gesuggereerd dat ik zelden contact heb met de vakbonden. Wel, het tegendeel is waar! Zowel de formele als de informele contacten tussen de vakbonden en mijn kabinet zijn veelvuldig. Dat geldt ook voor mijzelf en de vakbonden. Mijn deur staat natuurlijk open voor het verderzetten van het overleg. U zult van mij willen aannemen dat ik het overleg en de onderhandelingen niet hier in het Parlement zal voeren. Ik wil u wel van de resultaten ervan op de hoogte houden. 

 

07.17  Vanessa Matz (cdH): Monsieur le ministre, en réponse à une question d'actualité sur les violences policières, le 4 octobre dernier, vous avez indiqué que chaque fois que la presse met en cause la police, des questions vous sont posées dans cette enceinte mais qu'aucune question ne vous est adressée sur les efforts consentis chaque jour et chaque nuit par des dizaines de milliers de policiers pour assurer notre sécurité, souvent au péril de leur vie. Je pense que les questions d'aujourd'hui et d'hier démontrent à souhait que nous sommes aussi mobilisés lorsqu'il s'agit de défendre les policiers. 

S'agissant de l'aspect recrutement, il est extrêmement difficile, selon les dires de l'ancienne commissaire générale – qui parlait de 11 % de déficit, qui pouvait monter à 24 % –, de rattraper un déficit si sérieux lorsque vous avez creusé des trous importants en 2015 et 2016 dans le budget de la sécurité. Il faudrait que vous soyez conscient que les économies linéaires que vous avez faites causent la situation actuelle, où les policiers sont au bord du gouffre.

Je vous demande vraiment de remédier à cette situation qui ne peut plus durer, au risque de mettre la sécurité de notre population en danger.

 

 Compte rendu intégral de la séance 


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