Carnets
de campagne

"On ne badine pas avec le droit à la sécurité"

Il est de ces thèmes dont nous avons moins entendu parler durant cette campagne, même s’ils sont au cœur des préoccupations citoyennes mais le débat a souvent été confisqué par certaines formations politiques plus désireuses d’abreuver les citoyens de slogans que d’entamer un débat de fond. La sécurité et la justice sont de ceux-là.
    
En 1999, lorsque Philippe Maystadt était président, il m’avait demandé de faire un exposé sur la sécurité dans le cadre d’une présentation de programme électoral. Je commençais alors par «  lorsque le droit à un logement convenable, à un emploi, à une sécurité sociale, à un environnement et à un cadre de vie agréables est menacé, cela est aussi ressenti comme insécurité ». Parce que bien souvent, c’est de cela dont il s’agit, le sentiment d’insécurité vécu ou ressenti, dépend de multiples facteurs. Et ce sont là les dispositifs d’insertion, de prévention, d’intégration qui doivent intervenir parce qu’ils apportent un remède à toute une série de situations qui pourraient potentiellement devenir des bombes à retardement.
    
La sécurité ne se résume pas à ces dispositifs de prévention, ils doivent être accompagnés aussi de sanctions claires et surtout efficaces. Pour nous, chaque délit doit recevoir sanction. La panoplie de sanctions doit être modulée selon le type d’infraction : travaux d’intérêt général, médiation pénale, amendes administratives et pénales, peines de prison…

Cette législature a vu le nombre de policiers augmenter de 1400 unités et la réforme des services de secours (pompiers et protection civile) a reçu son financement sans toucher les communes. Pari réussi donc pour Joëlle Milquet qui n’a pas ménagé sa peine pour engranger ces réformes.

Une ombre au tableau persiste, celle de la justice ; des réformettes ont vu le jour mais au niveau de l’accessibilité à la justice, sa rapidité et son efficacité, le bilan de la Ministre libérale flamande est bien maigre.

Il serait trop facile de tomber dans la facilité quand on parle de sécurité, les statistiques criminelles sont certes en baisse mais c’est grâce à un ensemble de mesures et de dispositifs variés mais volontaristes que celles-ci continueront à diminuer. Le droit à la sécurité reste pour nous un des piliers de la démocratie.

                                                                                                                   Vendredi 23 mai 2014

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