Carnets
de campagne

"Le secteur associatif, un phare comme repère dans notre société"

Hier soir, dans notre QG de campagne du Pont d’Avroy, quelques candidats dont Benoit Drèze, Michel de Lamotte et moi, recevions les responsables d’une vingtaine d’associations qui travaillent sur Liège, notamment dans l’aide à la jeunesse, l’insertion socioprofessionnelle , la sécurité routière et le soutien aux personnes handicapées. Le monde associatif sait qu’il représente pour le cdH une priorité absolue parce que, dans notre vision humaniste, l’association volontaire en vue d’un objectif d’utilité sociale l’emporte sur l’intervention de l’Etat.

Nous sommes donc très attentifs à gérer de près, avec le monde associatif lui-même, les problèmes qu’il rencontre du fait de la crise, soit des besoins croissants avec des moyens réduits. Nous avons notamment discuté de trois propositions du cdH : renforcer le subventionnement des secteurs du non-marchand , en rapprochant progressivement les programmes d’emploi des politiques de soutien aux secteurs; encourager toutes les formes de volontariat qui « humanisent » la solidarité et complètent les interventions plus institutionnelles de la sécurité sociale ; mettre en œuvre effectivement la Charte associative notamment dans les liens avec l’autorité publique.

La discussion a été forcément très technique parce ces matières sont vraiment très complexes et que nos interlocuteurs entendaient recevoir des réponses très précises. Mais la cordialité régnait tout au long de la rencontre et elle était fondée sur un respect mutuel : d’un côté, nos interlocuteurs sont conscients du sérieux de nos engagements ; de l’autre, nous croyons dans l’importance de leur mission et nous admirons la somme d’énergie, de créativité, de désintéressement et de pur dévouement qui fait la culture du monde associatif.

En rentrant sur Harzé, je pense non pas au village d’Astérix que le non-marchand représenterait dans notre univers excessivement matérialiste et rationnel, mais plutôt à un phare sur la colline qui donne un repère à notre société. La crise éveille des besoins et suscite des initiatives nouvelles en matière d’économie sociale et solidaire. Au-delà des écoles ou des mutuelles de santé, de nouvelles formes d’entreprenariat social naissent.

Des circuits nouveaux de financement via l’épargne solidaire se mettent en place, y compris le crow funding qui aide les jeunes entrepreneurs à démarrer, non pas avec des dettes, mais avec du capital-risque fourni directement par des particuliers, ou avec les prêts à rendement modéré offerts par les banques solidaires. Notre société est enfin occupée à réagir à l’excès de fric, à la consommation somptuaire, à la cupidité et aux rendements financiers à deux chiffres. Le pendule revient vers le centre, mais il a été très loin, trop loin.

Notre société doit aujourd’hui davantage encourager, faire connaître et respecter, celles et ceux qui rament à contre-courant ….et qui réussissent à réintroduire le volontariat, la gratuité, et la solidarité dans nos sociétés, et qui le font avec un professionnalisme rigoureux. Au fond, c’est ce que j’aime dans le cdH.

Ce sens des vraies valeurs, des valeurs de la vie, celles des femmes et des hommes ordinaires qui témoignent dans leur vie que  « vivre mieux, c’est possible »…même en temps de crise.

                                                                                                                     Jeudi 22 mai 2014

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