Carnets
de campagne

"On est toujours grand quand on entreprend "

Pourquoi dans la bouche de certains, les indépendants sont-ils toujours les « petits » indépendants ? On est toujours grand quand on entreprend ». Benoît Lutgen avait raison lorsqu’il évoquait dans son discours à Marche en avril dernier la situation des indépendants.

On les appelle indépendants, classes moyennes, professions libérales, patrons de PME. Je les rencontre beaucoup pendant cette campagne. Ou plutôt, je vais à leur rencontre, souvent sur le lieu de leur travail, parce que le temps leur est compté.

Je n’ai pas de mal à me mettre à leur place : ils connaissent leur métier, ils l’aiment et en tous les cas ils travaillent beaucoup. Ils doivent avant tout affronter l’incertitude du lendemain qui est toujours présente dans leurs préoccupations. Pour réussir, il faut beaucoup de travail, une bonne dose de jugement et un peu chance. Et là-dessus l’Etat, la Région, la Commune ! Pour beaucoup c’est, selon le proverbe arabe, « le fétu de paille en plus qui brise le dos du chameau » : impôts bien sûr, paperasserie et surtout les retards et les délais de paiement. Nous devons alléger « la charge du chameau » par des mesures concrètes.

J’explique sur ces points le programme du cdH au vétérinaire dans son cabinet, à un patron chauffagiste sur un chantier, à un tenancier d’échoppe de nuit d’origine marocaine, à un jeune entrepreneur qui se lance dans du contrôle et de l’assistance informatiques à distance. Je me fais aussi interpeller sur les marchés, par des commerçants, des artisans, des agriculteurs bien entendu. Je leur explique à tous nos propositions.

D’abord baisser les impôts : pour les personnes physiques, la quotité exonérée sera relevée à 11.000 euros, ce qui fait un gain de 100 euros par mois par travailleur qu’il soit indépendant ou salarié; pour les sociétés, nous voulons baisser le taux à 30 % pour ensuite, rejoindre la moyenne européenne à 25 %.

Ensuite alléger la paperasserie et les démarches, en donnant à chaque entreprise une personne de référence au sein de l’administration pour l’accompagner dans toutes les procédures administratives, un indépendant débourse, en effet, annuellement, en moyenne, 3170 euros pour assumer les charges administratives. En fait, nous devons restructurer notre appareil administratif public pour assurer une interface simplifiée, voire unique , avec nos entreprises et raccourcir ainsi le parcours du combattant.

Enfin, pour aider à la liquidité de la trésorerie, nous voulons garantir un mécanisme de compensation par niveau de pouvoir entre les créances et les dettes d’une entreprise envers différents organismes étatiques , une chambre de compensation entre ONSS, TVA et impôts, pour éviter qu’une entreprise ne soit forcée à débourser des cotisations ONSS alors même qu’elle attend par exemple des remboursements de la TVA.

Mais avant tout, je dis et je redis à mes interlocuteurs : ne tombez pas dans le piège de l’affrontement entre indépendants et salariés, entre entrepreneurs et fonctionnaires. Nous sortirons de la crise ensemble, en rassemblant nos forces. Les indépendants et les classes moyennes vivent de la prospérité générale, et donc de la solidarité. Je dis pareillement aux salariés : sans entreprises, sans entrepreneurs qui prennent le risque et qui osent, pas d’emplois. MR et PS divisent.

Le cdH rassemble. C’est notre vraie différence.

                                                                                                                   Mercredi 21 mai 2014

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