Carnets
de campagne

"Réduire le coût du travail pour créer des emplois"

La mauvaise foi et l’ignorance sont les plaies des campagnes électorales. La fatigue aidant, elles m’agacent de plus en plus. Ainsi le cdH propose l’abaissement des charges sociales à zéro pour le premier emploi pour contrer le chômage des jeunes. Tel parti que je ne nommerai pas, mais qui surfe sur la crise  et exploite l’inquiétude des travailleurs pour  mobiliser des voix, affirme tenir l’abaissement des charges pour superflu. Son leitmotiv est que ces réductions de charges sont autant de cadeaux aux entreprises. Les riches doivent payer, un point c’est tout, quand bien même l’immense majorité de nos entreprises ne sont pas particulièrement profitables.

Quel est notre raisonnement à nous?  D’abord, nous n’avons pas au cdH une conception punitive de la fiscalité ou de la parafiscalité. Pour nous, l’impôt sert à financer la dépense publique nécessaire et chacun doit simplement payer sa part, laquelle  varie selon le niveau de revenu. Mais, on ne peut pas ignorer les conséquences indirectes de l’impôt et notamment son influence sur le coût relatif du travail, facteur clé de la compétitivité et donc du chômage.

Du coup, nous sommes attentifs à  abaisser le coût de l’homme par rapport à la machine, de manière à encourager l’entreprise à créer des emplois nouveaux.  En l’occurrence, les emplois ciblés par priorité sont ceux des  jeunes qui sortent d’école ou de formation. Bien entendu, il faut en même temps faire deux choses : d’une part transférer  la charge fiscale et parafiscale du travail vers la grosse spéculation, la grosse fraude ou les produits qui arrivent à nos frontières qui ne respectent pas les droits humains ou les accords de Kyoto en vue de sauvegarder  l’équilibre de la sécurité sociale, notamment en matière de pensions; d’autre part, relancer la demande pour que les nouveaux emplois-jeunes ne remplacent pas, en les supprimant, des emplois déjà pourvus. La mesure cdH pour faciliter le  premier emploi doit donc être appréciée en regard de nos  autres propositions. La rejeter avec dédain est simplement irresponsable dans le contexte actuel.

Dans la condescendance qu’ affiche ce parti d’extrême gauche vis-à-à-vis des autres formations démocratiques, il entre à la fois une certaine dose d’arrogance, uneh autre de mauvaise foi. Ce 

parti joue la carte du pire. Il ne se préoccupe pas d’améliorer la condition sociale des travailleurs ici et maintenant, car il mise sur l’exaspération des masses.

Le cdH pour sa part est convaincu que l’abaissement du coût du travail par allègement et transfert des charges, sera créateur d’emplois.

                                                                                                                Vendredi 16 mai 2014

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