Carnets
de campagne

"Eduquer aujourd'hui, pour préparer demain"

L’éducation est sans doute l’enjeu le plus central pour notre société. Préparer la relève des générations est une mission essentielle pour la paix, le progrès, la solidarité d’abord, mais aussi pour la transmission d’une civilisation et pour son rayonnement dans le monde.

Quels sont les trois défis que doit relever l’éducation aujourd’hui en fédération Wallonie-Bruxelles ?

D’abord la mondialisation du marché du travail: nos enfants sont désormais en concurrence avec de jeunes chinois, russes, malaysiens, brésiliens qui font dorénavant les mêmes études. Or, à travers le jeu du commerce international, les relocalisations et les migrations, les marchés du travail sont interconnectés à l’échelle du monde et les vents froids de la concurrence soufflent désormais très fort sur nos emplois et les salaires. La mise en compétition de nos universités européennes dans le cadre du régime Bologne est une autre forme de cette course mondiale à l’excellence. Aucune école n’y échappe. Nos enfants sont en première ligne dans la mondialisation qui commence dès l’Europe.

Le défi suivant est le contenu des savoirs et des techniques qui se complexifient à grande vitesse tant le progrès scientifique est rapide et ses exigences croissantes: la robotique, le numérique, les nanotechnologies, les sciences du vivant, la santé mentale, l’astrophysique, l’environnement, les énergies douces sont en foisonnement continuel. La connaissance de l’anglais, du néerlandais, de l’allemand et bien entendu dorénavant du chinois sont des plus, parfois, incontournables. Bref, les métiers nouveaux gagnent en contenu technologique et en maîtrise des langues. Il faut s’y préparer par des acquis solides, de bon niveau et à la page. Quel défi pour les enseignants et les élèves ! Curiosité intellectuelle, effort plus intense, persévérance dans le travail sont des qualités à acquérir sur la durée. Le sport et les loisirs doivent équilibrer les tensions de l’apprentissage.

Enfin, et c’est une tâche primordiale, il y a à maîtriser sa langue, la littérature, la musique, le cinéma, l’Histoire, la philosophie, la religion, c’est-à-dire tout ce qui nourrit l’esprit cultivé, éveillé au goût du beau, du vrai et du bien. La part des «humanités» dans l’éducation est vitale pour équilibrer le vertige des technologies qui voient rester des outils au service d’une pensée et d’un idéal. Le monde de la poésie, de la musique, des idées et des enseignements de l’Histoire doit être accessible et familier au jeune d’aujourd’hui, qu’il fasse des études technique, professionnelle ou générale. Les «humanités» ne sont pas le privilège d’une élite; elles doivent être le lot de toutes et de tous. La lecture est la clé qui ouvre à cet univers.

Mais au-delà de l’initiation aux savoirs, il reste le plus important de l’éducation: la formation de la personnalité et du caractère; qualités personnelles, singulières, propres à chaque enfant avec un droit imprescriptible à l’individualité et à l’originalité; qualités aussi d’interactions avec les autres : respect, solidarité, tolérance, esprit d’équipe, camaraderie, amitié, amour. Nous serons jugés sur l’amour!

Quel beau Ministère que celui de l’Enseignement. Quel beau métier que celui d’enseignant.

Quelle chance d’apprendre, de découvrir et de travailler sur soi-même! L’école ne devrait jamais finir.

                                                                                                                           Mardi 13 mai 2014

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