Carnets
de campagne

"Bonne fête Mamans"

Peut être le titre vous interpellera en vous disant que je suis rentrée trop tard hier soir et qu’en écrivant ces quelques lignes, j’ai fait une grosse faute d’orthographe. Je n’ai pas plusieurs mamans, mais aujourd’hui puisque c’est leur fête, je voulais les mettre toutes à l’honneur et par là, rappeler qu’elles sont toutes différentes et qu’elles mènent chacune, à leur niveau, un combat difficile, celui d’être maman, celui d’élever et d’éduquer leur(s) enfant(s). Le plus beau métier du monde, certes, le plus difficile sans aucun doute.

Il n’y a pas une maman-type et les différents modèles de cellules familiales choisis ou non, celui des carrières professionnelles,  celui des parcours de vie font une diversité de situations à soutenir et de mesures à prendre pour les aider dans leur mission essentielle d’éducation.

Les mamans seules avec des enfants, qu’on appelle les familles monoparentales, celles qui sont le plus frappées par le risque de pauvreté et pour qui, la récupération d’une créance alimentaire est devenue un vrai parcours du combattant. Une augmentation des moyens, des conditions d’accessibilité au Service de créance alimentaire (SECAL) est sans nul doute une voie qu’il faut poursuivre. Mais il faut aussi leur permettre de travailler sans pièges à l’emploi.

Les mamans aux horaires difficiles qu’elles soient artistes, entrepreneurs, indépendantes, infirmières, puéricultrices, travailleuses à horaire de nuit ou décalé ou dans l’Horeca...celles-là jonglent tous les jours avec la garde des enfants et si une poussée de fièvre pointe le bout de son nez, c’est une catastrophe qui s’annonce. Des places d’accueil de qualité doivent continuer à être créées et la poursuite du statut des accueillantes doit être à l’ordre du jour.

Les mamans qui sont anéanties chaque jour sous les coups d’un compagnon, d’un mari, d’un frère et qui vivent dans la peur que leurs enfants soient un jour la cible de ces attaques. La prévention, la tolérance zéro, la formation des services de police, du soutien de première ligne sont des actions que nous devrons poursuivre sans relâche.

Les mamans qui ont fait le choix de rester auprès de leurs enfants ou qui accompagnent une personne dans la maladie et qui ont mis de côté temporairement leur carrière professionnelle. Le statut d’aidant-proche est une avancée incontestable mais nous devrons aussi lui donner du contenu en termes financier et de sécurité sociale. Les allocations familiales sont un droit de l’enfant et l’allocation de rentrée scolaire doit être maintenue car elles soulagent les familles dans les nombreuses dépenses liées à la scolarité. Il faut aussi permettre plus facilement à ces mamans de rentrer sur le marché de l’emploi après une interruption.

Toutes ces mamans qui voudraient plus de temps avec les enfants, après un accouchement par exemple. Les congés parentaux et de maternité mais aussi de paternité doivent être augmentés pour permettre simplement de profiter de moments uniques dans la vie d’une famille.

J’ai acquis une certitude...il n’y a pas de mauvaises mères, il n’y a que des mères-courage, prêtes à se battre comme des lionnes pour défendre leur progéniture et à tenter parfois de survivre quand la vie les a malménées.

                                                                                                                    Dimanche 11 mai 2014

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