Carnets
de campagne

"Sans eux, sans vous..."

Selon une expression communément employée, on dit souvent « qui est derrière cet homme ou cette femme politique ? ». Quelle expression malheureuse ! Comme si le politique était ce qu’il était, seul, avec des « gens derrière lui  » ! Et si toutes ces personnes étaient devant ? Et si toutes ces personnes n’étaient pas des anonymes presque désincarnés ou même transparents ? J’ai choisi, au travers de ce carnet, de les faire vivre parce qu’eux aussi me font vivre tous les jours.
    
Un homme ou une femme politique est ce qu’il est grâce à une multitude de gens qui sont engagés à des degrés divers à ses côtés. Et on ne peut parler de campagne électorale sans parler d’eux. Et on ne pourra non plus s’arroger un succès électoral sans être conscient qu’une partie leur revient.
    
Il y a tout d’abord tous les collaborateurs, patients, attentifs, prévenants qui veillent à la confection des tracts, leur mise en production, qui vérifient qu’au niveau de l’agenda cela roule et qu’il n’y aura pas de « couacs », qui détectent sur Facebook ce qui peut mal tourner, qui distribuent, souriants, la photo de leur « patron » sur les marchés, fatigués aussi de ce rythme infernal. Collaborateurs qui mettent souvent de côté leur vie privée, qui apaisent quand un orage se pointe à l’horizon et qui anticipent toutes ces attentions qui font que la vie est plus facile.

Il y a ensuite tous ces bénévoles et militants, excités à l’idée, une nouvelle fois, de « partir en campagne », mettre aux affiches, distribuer en toutes-boîtes, participer à des soupers, faire des photos pour les sites web, coller enveloppes et timbres, débordants d’énergie. Toujours prêts lorsqu’un coup de téléphone arrive pour signaler qu’un panneau est couché dans un pré et qu’il faut aller le redresser mais toujours prêts aussi à l’idée de partager des idées à la suite d’un débat autour d’un verre.

Il y a encore les proches, ceux qui, quotidiennement, vivent au rythme d’une campagne qu’ils n’ont pas choisie mais qu’ils acceptent avec patience. Patience de savoir si maman rentrera ce soir à l’heure du souper, patience pour ces séparations trop longues qui leur prennent leur maman, leur femme ou leur fille. Et quand vient l’heure de ces si brèves retrouvailles, l’heure n’est pas toujours à la joie car un événement inattendu les écourte ou une tracasserie empêche tout simplement de profiter du moment présent. Mais ces longues heures d’absence ont été mises à profit pour que tout roule dans la maison, devoirs, repas, linge, démarches administratives diverses, rendez-vous médicaux…

Et résignés parfois mais compréhensifs toujours, ils s’en retournent à leurs activités comme si dans la maison, tout était normal et qu’ils comprenaient que l’heure des vraies retrouvailles viendrait forcément. Combien de repas de famille écourtés ou annulés, de spectacles d’école ou sportifs presque ratés, de réunions de parents zappées, de petits bobos parfois ignorés, de paroles oubliées ? Combien d’heures passées pour ces proches à écouter, à conseiller, à rassurer et parfois à consoler?
    
Il y a enfin ceux qui ne sont plus là car ils nous ont quittés trop tôt, ceux dont on voudrait qu’ils soient là parce qu’ils pourraient aussi avoir les mots justes. Et nous donner ce petit coup de pouce qui, parfois, fait redémarrer. Et ils pourraient nous redire ces paroles réconfortantes « Recommence car l’arbre rebourgeonne en oubliant l’hiver, les oiseaux font leur nid sans penser à demain, car la vie est espoir et recommencement ».
    
Tous ces collaborateurs, ces amis, ces militants, ces sympathisants ces parents ne sont pas derrière moi, ils sont à côté de moi car nous partageons le même idéal, non pas celui de gagner mais celui de faire gagner les idées et les valeurs du cdH .Qu’ils en soient remerciés du plus profond du cœur.

Sans eux, sans vous, je ne pourrais faire ce que j’aime.

                                                                                                                  Vendredi 09 mai 2014

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