Carnets
de campagne

"L’Ukraine, l’affaire de l’Europe, notre affaire!"

Se pourrait-il que la tragédie syrienne à nos portes qui a déjà coûté 150.000 vies et 2,5 millions de réfugiés et le risque de partition de l’Ukraine par la Russie de Poutine, ne nous concerneraient pas au point de n’en rien dire pendant une campagne électorale? On me dit d’abord: qu’est-ce que la Belgique peut y faire? Ensuite, ces évènements, pour regrettables qu’ils soient, n’intéressent pas l’électeur. Enfin, les partis politiques pensent tous la même chose.

Je ne suis pas d’accord. D’abord la guerre –comme la paix - sont contagieuses: laisser pourrir ou dégénérer des conflits à nos portes, c’est en subir les conséquences – afflux de réfugiés, terrorisme, coupures de gaz, déstabilisation politique et économique. La guerre, cela se prévient, par de bonnes institutions, de bonnes politiques bien en amont des conflits. Prévenir c’est guérir et qui veut la paix prépare la guerre. Sans défense commune, l’Europe ne peut pas avoir de politique étrangère effective.

Ensuite, la Belgique seule n’y pourrait rien. C’est vrai. Mais le Premier Ministre siège au Conseil européen qui lui décide et nous avons des avions et des hommes en Afghanistan dans le cadre de l’OTAN. Nous pourrions donc être amenés à intervenir dans un affrontement contre Poutine ou contre Bachar El-Assad. La Belgique doit contribuer à définir une politique européenne de sécurité qui fait aujourd’hui dramatiquement défaut. Et la Belgique est discrète. Trop discrète. Elle doit parler plus et plus fort, avec continuité et avec sagesse. Elle doit pousser  l’Europe à ne pas se laisser intimider. Mais pour cela, l’UE doit être plus forte: parler d’une seule voix avec Poutine sur le gaz, promouvoir une défense européenne commune au sein de l’OTAN pour avoir autant à dire que Washington dans la stratégie à suivre, aider le Liban à absorber les réfugiés syriens.

L’Europe, c’est nous. Nous sommes en première ligne parce que nous partageons une même communauté de destin avec les nouveaux Etats-Membres de l’UE, qui eux ont une frontière commune avec la Russie. Avant d’être l’affaire de l’OTAN, la sécurité de la Finlande, de la Pologne et des pays baltes, est de la responsabilité de toute l’Europe.

Enfin, le cdH, défend des vues très claires sur la défense commune, sur l’aide humanitaire, sur l’unification et la régulation de marché commun de l’énergie, sur la priorité à donner au Droit sur les rapports de force dans les relations internationales, sur la nécessité de renforcer l’unité politique de l’Europe pour lui permettre de jouer un rôle pacificateur dans son voisinage et dans le monde. Et puis, n’oublions jamais que pour les humanistes, toute vie humaine compte : russe, ukrainienne, syrienne ou afghane.

Partout où des gens luttent pour leur dignité, leur liberté, leurs droits, le cdH prend le parti des Droits de l’Homme et de la Démocratie. Nous sommes électeurs belges et wallons mais citoyens européens aussi et membres de la communauté des hommes et des femmes à travers le monde.

Le cdH veille à la vocation humaniste et universelle de l’Europe.

                                                                                                                       Mardi 06 mai 2014

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