Carnets
de campagne

"Terre des hommes"

Dans Terre des Hommes, Saint-Exupéry évoque la marche épique vers la vallée, pendant cinq jours et quatre nuits, dans la haute neige de la Cordillère, entre abîmes et parois verticales, de Guillaumet, un pilote de l’Aéropostale dont l’avion s’est abimé à 4000 mètres d’altitude. La marche est dangereuse et rendue atroce par les engelures. Cent fois, il a la tentation de se laisser tomber. Cent fois, il repart. Il expliquera plus tard à Saint Ex : ‘Je me disais: ma femme, si elle croit que je vis, croit que je marche. Les camarades croient que je marche. Ils ont tous confiance en moi. Et je suis un salaud si je ne marche pas’. Il ajoutera plus loin : ‘Ce que j’ai fait, je te le jure, jamais aucune bête ne l’aurait fait ».

Au-delà de l’héroïsme de Guillaumet, il y a bien le lien, l’échange, le don. Il continue à marcher pour les autres.

Pour l’humaniste, l’homme ou la femme n’est ni un individu isolé comme une particule élémentaire, ni un anonyme dans une foule, elle ou il est unique à la fois dans la singularité de sa personnalité et dans les liens qu’il noue, non seulement avec ses proches , mais avec la communauté humaine. Ainsi le cdH rassemble des hommes et des femmes qui reconnaissent les autres pour égaux et solidaires sans considération de statut social, de fortune, d’emploi, d’âge, de race, de religion, de langue. Ces femmes et ces hommes ont en commun de se vivre à la fois comme personnalités uniques et comme frères et sœurs des autres hommes. Ils partagent le même goût de la liberté, condition de la responsabilité; ils ont le sens de la justice et de la fraternité. Ils ne ramènent pas l’homme à un statut réducteur d’’homo oeconomicus’ . Ils ne veulent pas l’accaparer, lui mettre la main dessus, et faire de lui un obligé, un client, un sujet.

Le cdH combat l’égoïsme et la peur de l’autre que la compétition entretient dans nos sociétés néolibérales. Il lutte contre le matérialisme inhérent à un capitalisme accumulateur et consumériste. Il entend imposer des repères éthiques pour prévenir la perte de contrôle du progrès technique.

Le cdH pousse à la curiosité intellectuelle, à la découverte, à l’innovation, mais aussi au partage des connaissances. Il entend encourager l’effort, le dépassement de soi, mais aussi l’entraide. Il croit que la vie a un sens et que chacune et chacun d’entre nous produit du sens à travers l’amour qu’il donne autour de lui.

En ce sens, le cdH n’est pas un syndicat d’intérêts, mais un parti de valeurs qui promeut un humanisme fondé sur le vrai, le beau et le bien. Il est une force politique tendue vers l’épanouissement personnel et la solidarité.

                                                                                                                  Dimanche 04 mai 2014

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