«Le vent se lève, il faut tenter de vivre»

15/01/2018
Depuis bientôt 15 mois, j'ai été contrainte de renoncer à toutes mes activités politiques pour des raisons de santé que j'ai déjà eu l'occasion de vous expliquer.

Je suis toujours occupée à me soigner car les douleurs immenses provoquées par les séquelles d'une hernie discale opérée tardivement et par l'algie vasculaire faciale qui me frappe chaque jour avec une intensité difficilement descriptible, m'interdisent souvent la moindre activité.

Je ne renonce cependant pas à reprendre le chemin de ce que j'aime faire : m'engager pour un projet politique qui allie la responsabilité et la solidarité, mettre mon énergie au service de la chose publique, être en contact avec mes concitoyens pour nourrir ma réflexion et guider mon action, travailler sur ces nouveaux enjeux de société à peine perceptibles parfois et qui sont pourtant majeurs pour notre civilisation, être au service de l'intérêt général, accompagner ceux que la vie a brisés par la maladie, la précarité, la vieillesse, la solitude, épauler ces jeunes qui veulent se mettre au service de la société, ces entrepreneurs débordant d'idées, ces familles qui ne parviennent plus à nouer les deux bouts, ou qui sont broyées par la difficile conciliation de la vie professionnelle et privée, encourager cette société du respect et de la tolérance mais aussi de la solidarité.

Depuis 15 mois, je n'ai eu de cesse de réfléchir, de penser... presque les seules choses que mon corps m’autorisait encore. J'ai vu, lu, entendu mais surtout compris les cris de désespoir voire la colère que vous ressentez à l'encontre d'un monde politique à côté de la plaque, d'un certain monde politique qui n'a pas hésité à s'accorder des avantages auxquels il n'avait pas droit, d'un monde politique qui se disperse autour et alentour sans se rendre compte que les vrais enjeux sont ailleurs, d'un monde politique replié sur lui-même incapable de se remettre en question et d'écouter les demandes citoyennes légitimes.

J'ai pu au travers de ces 15 mois de douleurs aller à l'essentiel, prendre le recul nécessaire à l'analyse. Je me suis résolu à prendre un parti fort mais difficile : je suis prête à reprendre certaines de mes activités, non pas que tout va mieux mais parce que jamais, je ne baisserai les bras devant ce que je considère une tempête qui est à peine en train de se lever et que c'est à ce moment précis que tous les matelots doivent être sur le pont.

Je vous croiserai ici et là et je travaillerai à mon rythme. Ne m'en veuillez pas de ne pas honorer dans un premier temps tous les engagements qu'ils soient communaux ou fédéraux.

Je commencerai petitement, pas à pas, ce qui est difficile pour moi, vous vous en doutez, moi qui ai toujours fonctionné à 150%. Mais en respectant ce rythme très léger dans un premier temps, vous m'aiderez à faire des pas plus grands demain.

Dans un premier temps, vous me verrez peu à des événements publics ou le soir car je veux garder mes forces pour faire avancer des dossiers de fond. Dans un premier temps, j'éviterai de me rendre à Bruxelles car les trajets qui s'imposent sont longs et très fatigants. Les navetteurs en savent quelque chose. 

Si j'ai choisi cette magnifique phrase de Paul Valéry tirée de son poème "le Cimetière marin", c'est que c'est un hymne à la vie malgré les embûches, les tristesses et les coups durs, c'est parce que je sais que je reviens de loin et que le vent qui se lève, me force à me remettre en route, que parce que c'est maintenant que je pense que je peux apporter mon aide malgré mes propres faiblesses...

"Le vent se lève, il faut tenter de vivre ". Bien sûr, et c'est ce que je ferai, différemment d'avant probablement, mais avec plus de force morale qu'avant et avec le même enthousiasme et la même sincérité.

Merci à tous ceux qui m'ont accompagnée, qui m'accompagnent et qui m'accompagneront face au vent ...

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