Sakineh Mohammadi Ashtiani : coupable d’être une femme

09/09/2010

Communiqué de presse

La Sénatrice cdH Vanessa Matz a déposé ce jeudi 9 septembre 2010 une proposition de résolution relative à la situation des droits humains en Iran, en particulier à propos du cas de Sakineh Mohammadi-Ashtiani.

Sakineh Mohammadi Ashtiani est cette jeune iranienne de 43 ans d'abord condamnée comme complice pour le meurtre de son mari et par la suite acquittée de ce chef d'accusation, mais punie de 99 coups de fouet pour adultère, punition administrée en 2006, et désormais en attente d'une lapidation à mort pour avoir eu des relations intimes avec un homme.

Aujourd'hui, on apprend la suspension de cette peine par les autorités iraniennes, mais il ne s'agit que d'une suspension...

Le régime fondamentaliste iranien a inscrit dans la loi du pays une série de peines extrêmement sévères qui portent gravement atteinte aux libertés et aux droits fondamentaux. Elles sont appliquées avec une rigueur absolue par les cours et tribunaux. Innombrables sont les violations des principes et des conventions des Nations-Unies, dont Téhéran se rend coupable. La République islamique d'Iran ne connait pas la séparation de l'Eglise et de l'Etat, mais au contraire les confond, maintient ainsi aux portes de l'Europe une loi d'un autre âge, obscurantiste et sectaire. Les femmes sont les premières à en faire les frais. Le destin de Sakineh est exemplaire de cette barbarie totalitaire. Il est surtout entre nos mains.

Le Parlement européen a voté le 8 septembre une Résolution commune à tous les groupes politiques, appelant le Conseil des Ministres des Affaires étrangères de l'UE à jeter tout le poids politique et économique de l'Europe dans cette affaire d'abord pour sauver Sakineh de la mort par lapidation, mais aussi pour changer la législation iranienne et la mettre en conformité avec la loi commune des Nations-Unies, en cessant de s'abriter derrière la loi islamique de la Charia, telle que Téhéran l'interprète.

« Comme Sénatrice, membre de la Commission des affaires étrangères, je vais soumettre à mes collègues une proposition pour appuyer auprès du Gouvernement belge la position commune prise par le Parlement européen. La Belgique, déclare la Sénatrice cdH, doit faire usage du levier de sa Présidence pour sauver la vie de cette jeune iranienne et faire pression sur Téhéran pour modifier la loi pénale ».

Dans un monde qui va vers son unité, nous Européens avons le devoir de lutter opiniâtrement pour que la part de valeurs universelles dont notre vieille civilisation humaniste européenne est porteuse, serve de base à la loi internationale et que celle-ci soit effectivement appliquée : le respect de la dignité irréductible de tout être humain, homme ou femme, chrétien, juif ou musulman, noir, jaune ou blanc, est désormais le fondement de notre civilisation. Nous n'y sommes pas arrivés en une fois et il nous arrive parfois encore de faire silence devant des atteintes à ces principes. Notre devoir est pourtant de nous battre là où nous sommes pour donner toute sa chance à la femme et à l'homme de notre temps, de vivre libre et respecté. Une victoire pour Sakineh serait un pas de plus sur le chemin de la dignité humaine et de la liberté.

Vanessa Matz a proposé aux autres groupes politiques du Sénat de se joindre à sa proposition de résolution.

Proposition-de-resolution-relative-a-la-situation-des-droits-humains-en-Iran-en-particulier-le-cas-de-Sakineh-Mohammadi-Ashtiani.doc

Article-de-presse-de-LLB-du-12.09.2010.pdf

 

 

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