Communiqué de presse du cdH du 22 février 2010

22/02/2010

Catastrophe ferroviaire de Hal : le cdH veut faire toute la vérité sur tous les dysfonctionnements pour faire prendre toutes les mesures de sécurité les plus efficaces à l'avenir

Le Bureau politique du cdH s'est réuni ce 22 février 2010. Il a fait le point sur la catastrophe ferroviaire survenue à Hal le 15 février à 08H26.

Pour le cdH, il est essentiel que la vérité, toute la vérité, soit faite sur l'ensemble des circonstances et des dysfonctionnements qui ont permis ce drame. Seule cette vérité permettra d'agir avec vigueur et efficacité pour éviter que de tels faits ne se reproduisent, même si le risque zéro n'existe pas.

La recherche de cette vérité implique que le débat se déroule dans la transparence, le sérieux, le respect et la discrétion et sans velléité de récupération politique collective ou individuelle.

Le cdH estime que cette démarche permettra de renforcer demain la politique de sécurité, de protéger les usagers et le personnel de la SNCB, société stratégique pour l'avenir de la mobilité dans notre pays.

Le cdH souhaite :

1. Une réponse rapide à toutes les questions

Il est indispensable de pouvoir répondre concrètement aux 2 questions suivantes :

• Quelles sont les circonstances et les causes exactes de la catastrophe ? Quelles sont les défaillances, erreurs ou fautes éventuelles ? Comment les éviter à l'avenir ?

• Le groupe SNCB a-t-il mené, pendant ces dix dernières années, une politique de sécurité et de gestion des risques suffisante et a-t-elle procédé aux investissements nécessaires ? Si non, comment renforcer la politique de sécurité ?

2. Une commission parlementaire qui travaille d'arrache pied

Le cdH souhaite que, à partir des réunions de la commission de l'infrastructure et du débriefing des auditions et éléments d'information transmis, une suite volontariste soit donnée au travail parlementaire soit en continuant un travail intensif d'auditions et d'analyse au sein de la commission « infrastructures » de la Chambre, soit en créant une commission spéciale ad hoc, soit si cela s'avère nécessaire en mettant sur pied une réelle commission d'enquête.

Sur base des différents éléments établis, il faudra établir des recommandations parlementaires concrètes et mettre sur pied un comité de suivi qui s'assure de la concrétisation réelle des recommandations.

3. Plus d'investissements dans la sécurité

En tout état de cause, le cdH demande déjà que la SNCB fasse des propositions pour :
1. Accélérer les investissements de sécurité en les rendant prioritaires et effectifs;
2. Réexaminer la priorisation des différents investissements, notamment entre les gares et ceux liés à la sécurité;
3. Légiférer sur la sécurité ferroviaire à l'instar de ce qui existe pour les chauffeurs de poids lourds ;
4. Mettre en place les tableaux de bords de gestion des risques ;
5. Harmoniser les systèmes de sécurité au niveau européen. La présidence belge du Conseil des Ministres européens doit déboucher sur des initiatives en ce sens ;
6. Maintenir l'offre et développer de nouvelles infrastructures de mobilité (RER et le pendulaire de la ligne de Luxembourg).

4. Plus d'investissements dans le capital humain

Il ressort des déclarations du CEO d'Infrabel qu'une installation plus rapide des balises de freinage nécessiterait l'engagement de 150 ingénieurs. D'autres témoignages du personnel montrent que le travail en flux tendu provoque des perturbations de trafic ou entraîne des prestations incompatibles avec la sécurité. Dès lors le cdH estime que la gestion des ressources humaines au sein du groupe SNCB doit être revue en profondeur. Le recours de plus en plus systématique à des contractuels et à des consultants pour assurer la marche de la société pose question.

Il convient donc, pour le cdH de réaliser un audit sur les conditions de travail des cheminots et sur la politique de recrutement et les méthodes de formation du personnel. Fort des résultats de cet audit, il serait opportun de mettre en place, au travers d'un plan ambitieux de recrutement, de la formation et de la formation continue, une véritable politique de réinvestissement dans le capital humain.

5. Améliorer La gouvernance financière et les relations entre les trois entités du groupe SNCB

Il apparaît que la transparence financière des trois sociétés - SNCB Holding, Infrabel, SNCB-opérateur - n'est pas un modèle du genre et que, d'autre part, les relations entre les trois sociétés du groupe ne sont pas optimales. Ce drame doit être l'occasion de faire le point sur la gouvernance du groupe et d'y apporter les modifications nécessaires pour, à tout le moins, clarifier et responsabiliser les différentes composantes.

 

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