Communiqué de presse du cdH du 23 septembre 2009

23/09/2009

Pour le cdH, les décideurs de Pittsburgh doivent tirer les leçons de la crise

Ces 24 et 25 septembre, les plus grands décideurs mondiaux se retrouveront à Pittsburgh pour réfléchir à l'avenir de notre planète. Pour le cdH, cette réunion doit permettre de prendre des engagements fermes et décisifs pour apporter des réponses aux problèmes économiques, financiers et climatiques.

La relance de l'emploi et de l'économie

Le cdH rappelle, tout d'abord, que si le modèle économique de la reprise doit être source de croissance, il doit également être source d'équité et de viabilité écologique. La crise économique intervient en effet à la veille du changement structurel majeur que représente le passage à une économie à faible teneur en carbone. Le G20 devrait être l'occasion de concrétiser le consensus de plus en plus large qui se dessine sur le plan mondial en faveur d'une relance socialement inclusive, respectueuse de l'environnement et soutenable.

Pour le cdH:

• La crise majeure que subit l'économie mondiale démontre le besoin d'une nouvelle gouvernance économique mondiale qui devra reposer sur la coordination des organisations économiques - FMI, BM, OCDE, OMC et OIT - au sein des Nations Unies.

• Les nouveaux défis que représentent les changements démographiques, les changements climatiques et la globalisation exigent la coordination des politiques économique, sociale, environnementale et de l'emploi, ces politiques devant être conçues pour se soutenir mutuellement.


• Les travaux relatifs à l'élaboration de la « Charte sur l'activité économique durable » doivent se poursuivre selon un calendrier précis et aboutir le plus rapidement possible.

• Le maintien et la création d'emplois doivent devenir une priorité à l'échelle mondiale, et le Pacte mondial pour l'Emploi, adopté par l'OIT en juin dernier, doit être mis en œuvre et faire l'objet d'un suivi.


• Afin d'éviter de nouveaux déséquilibres globaux, l'Agenda du travail décent de l'OIT doit être au cœur du débat sur l'économie mondiale et clairement intégré aux Objectifs du Millénaire pour le développement.


Les réformes du secteur financier

La crise financière qui a secoué les places boursières et a eu des répercussions tragiques sur l'économie mondiale doit s'apparenter à un électrochoc.

Le plus important pour le cdH est de voir enfin se concrétiser les réformes annoncées en novembre 2008 à Washington et en avril 2009 à Londres. Même s'il se réjouit de voir certaines avancées évidentes, le cdH attend avec impatience la concrétisation finale de certaines réformes :

• la création d'une liste des paradis fiscaux obtenue en avril 2009 a permis de déterminer les pays où des pratiques de blanchiment d'argent et autres malversations fiscales sont possibles mais malheureusement les « contre-mesures » destinées à sanctionner ces paradis fiscaux ne seront mises en place qu'en mars 2010 ;

• au sommet de Londres, le G20 a aussi décidé d'imposer un code de bonne conduite et un encadrement renforcé des agences de notations, malheureusement leur concrétisation se fait encore attendre. Or, le cdH tient à rappeler qu'il est primordial d'imposer aux agences une divulgation de leur méthode de calcul et de garantir une indépendance de décision au sein de ces agences ;

• le cdH espère que la régulation déjà étendue à tous les secteurs de la finance comme les hedges funds sera poursuivie et amplifiée. Des mesures concrètes plus restrictives doivent, par exemple, être prises en ce qui concerne la titrisation des produits très risqués.

Dans d'autres domaines, le cdH souligne qu'il est crucial de trouver enfin un compromis entre l'ancien et le nouveau continent. Pour le cdH, les sujets principaux qui doivent être tranchés lors de ce sommet sont :

• la réforme des rémunérations qui vise à supprimer les bonus excessifs des acteurs du monde financier. Le cdH considère que le plafonnement des « bonus », ainsi que les dispositions de récupération (claw-back) ou d'enfermement (lock-up) sont nécessaires pour obliger les sociétés à s'orienter vers des bénéfices à long-terme et donc vers une stabilité accrue du marché ;

• la mise en place concrète de la coopération internationale en ce qui concerne les établissements systémiques par le biais du « Conseil de stabilité financière », ainsi que via la coopération « cohérente et systématique » des différents régulateurs nationaux ;

• les méthodes d'évaluation des risques permettant de cerner correctement le caractère systémique de toute société, qui doivent, pour le cdH, tenir compte principalement du risque de liquidité mais aussi des risques de contrepartie et de concentration ;

• la réforme des normes comptables qui est prévue l'année prochaine en ce qui concerne la « juste valeur » et les affaires hors-bilan, ainsi que le désaccord qui persiste entre les Etats-Unis et l'Europe sur le niveau de fonds propres à imposer aux banques. Pour le cdH, le plus important consiste à élaborer des méthodes de calculs anti-cycliques en période de croissance, telles que certains ratios financiers ou des instruments réduisant les effets de levier ;

• pour le cdH, la concrétisation de la réforme du FMI, décidée en avril à Londres, doit aussi être au centre du débat, pour octroyer une plus grande place aux pays émergents. Cette modification ne doit cependant pas affecter la situation de la Belgique qui doit conserver sa position au sein de l'institution.


En route vers Copenhague

Avec l'ouverture ce mardi d'un Sommet sur le Climat à New-York, avec la rencontre des dirigeants du G20 à Pittsburgh... Cette semaine est cruciale pour préparer le sommet de Copenhague.
La machine est en route et elle doit impérativement produire des résultats.

Dans deux mois et demi, le Sommet de Copenhague débutera. Il est donc urgent que les Etats les plus puissants, à l'instar des engagements pris par l'Union européenne, dévoilent leurs positions sur les efforts qu'ils sont prêts à fournir pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.

Les efforts doivent être importants car il est essentiel de réduire de minimum 80% les émissions en 2050. Pour y arriver, les pays développés devraient s'engager à réduire de 25 à 40% leurs émissions d'ici 2020.

Selon l'Union européenne, les pays en voie de développement auront besoin, d'ici 2020, de 100 milliards d'euros par an pour lutter contre le changement climatique.

Des engagements ambitieux doivent donc être pris et des sources de financement doivent être trouvées afin de soutenir les pays en voie de développement et de limiter le réchauffement climatique.

Il est urgent de tout mettre en œuvre afin de conclure un accord sur une réduction contraignante devant succéder au protocole de Kyoto en 2013.

 

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