Communiqué de presse du cdH du 13 septembre 2009

13/09/2009

Enseignement : Quelques mises au point nécessaires

Le cdH apprécie peu la manière dont plusieurs éléments relatifs au débat sur certaines pistes d'économie dans l'enseignement ont été faussés ou détournés de leur réalité . Le cdH tient dès lors à faire les mises au point suivantes :

1. A politique inchangée, il est utile de rappeler que les pertes de recettes se montent a 611 millions en Communauté Française en 2009

Le déficit sera, à politique inchangée, de 669 millions en 2010,666 en 2012 et 588 en 2013. Il est dès lors indispensable de faire des efforts budgétaires pour revenir à l'équilibre et mener des politiques nouvelles.

2. Les idées d'économie citées notamment pour l'enseignement ne sont pas des propositions imaginées par Marie Dominique Simonet mais bien les pistes d'économie évoquées avant sa désignation par l'ensemble des négociateurs de l'olivier

Lors des négociations en vue de la formation des gouvernements , les négociateurs de l'olivier , (ps, cdh, écolo) ont établi ensemble une liste de pistes d'économies relatives aux matières régionales et communautaires en vue de préparer le conclave budgétaire et l'établissement de la trajectoire budgétaire pluriannuelle de la Communauté Française et de la Région wallonne. Il s'agissait d'un exercice collectif de rigueur indispensable pour résorber les déficits causés par la crise et pouvoir dégager des moyens pour les politiques nouvelles notamment dans l'enseignement . Cet exercice est préparé aussi au niveau fédéral et est de la même nature que ceux qui sont poursuivis par tous les gouvernements européens.
C'est dans cet exercice mené par l'ensemble des négociateurs des trois partis de l'oliviers que les pistes relatives à l'harmonisation de la plage horaire des enseignants ont été retenues en vue de la discussion à mener pour le prochain budget . Marie Dominique Simonet a été désignée par après Ministre de l'enseignement et a dû, comme tous les autres ministres , préparé l'exercice budgétaire sur base des textes issus des négociations en décidant,quant à elle, de tester différentes possibilités de manière transparente et responsable avec les principaux acteurs de l'enseignement.
Il ne s'agit dès lors pas d'une idée de Marie Dominique Simonet mais bien d'une des pistes dégagées par l'ensemble des partenaires de l'Olivier dans le cadre des quelles elle a du s'inscrire comme les autres ministres.

3. l'enseignement a été largement protégé pendant les négociations pour éviter toute mesure budgétaire difficile

Si l'enseignement comme tous les autres postes devra générer des économies, les négociateurs ont veillé à ce que l'enseignement soit le moins touché et que notamment les revalorisations des enseignants prévues ne soient pas remises en cause ni le refinancement obtenu par la saint polycarpe. Par ailleurs des marges budgétaires ont été prévues pour mener des politiques nouvelles notamment en matière d'enseignement.

Il faut préciser que les économies dont on parle ne sont pas des économies par rapport aux dépenses d'enseignement actuelles mais par rapport aux dépenses projetées en tenant compte des politiques nouvelles. Les économies à réaliser à l'horizon 2015 seraient nettement moindres si on n'avait pas maintenu :

  • les 40 millions d'investissement dans l'encadrement différencié ;
  • la création à terme de 200 postes de Conseillers en prévention dont coût 6,5 millions ;
  • la possibilité pour l'enseignement spécialisé d'utiliser 97 % de son capital-périodes plutôt que 95 % dont l'impact dépasse les 8 millions ;
  • les 1,2 millions pour les mesures favorisant l'intégration d'enfants présentant des handicaps ;
  • l'encadrement différencié pour les CPMS pour un montant d'environ 3 millions ;
  • les ravalorisations prévues pour les enseignants,
  • le financement de la saint polycarpe
  • etc

D'autre part, ces économies intègrent également la suppression, pour environ 11 millions d'€, de mesures diverses non encore engagées et pour lesquelles des montants avaient été réservés dans la trajectoire budgétaire d'avant la crise. Aucune de ces mesures n'avaient d'impact sur le volume de l'emploi ni sur les conditions de travail des enseignants.

Les engagements pris dans le cadre des différents accords sectoriels, ils seront intégralement respectés, notamment le solde du plan de revalorisation des traitements et le maintien en l'état jusque 2011 inclus, du dispositif actuel des DPPR. Pour être tout à fait clair, tout membre du personnel qui remplira les conditions pour prendre une « DPPR 55 ans » en 2011 et qui en fera la demande l'obtiendra.

4. l'harmonisation des plages horaires entre enseignants sans dépasser les maxima actuels est une piste de réflexion et non une décision

Il s'agit d'une piste évoquée pour permettre notamment une harmonisation de la charge des enseignants , certains prestant 22h et d'autres 20H en classe. Il est évident que d'autres pistes alternatives peuvent être évoquées ou décidées pour peu que globalement l'on puisse arriver a des efforts budgétaires comparables . C'est en cela que la Ministre avait préféré jouer la carte de la concertation et de la transparence pour discuter des diverses pistes avec les acteurs et non sans eux , comme elle s'y était engagée. La ministre de l'enseignement a la ferme intention de poursuivre le dialogue et de dégager avec ceux qui accepteront de le poursuivre, les meilleures solutions possibles pour faire face à la crise.

 

29/09/2020

Des pensions alimentaires non payées fragilisent terriblement les familles monoparentales

29/09/2020

Lignes TEC 64 et 65 : les usagers de l’Ourthe-Amblève sacrifiés !

28/09/2020

Permettre l'accouchement dans la discrétion

24/09/2020

Bonne nouvelle pour la ligne 42!

16/09/2020

Question orale au Ministre de la justice concernant la charge de travail liée aux infractions COVID